• La FSU ne signera pas le plan de résorption de la précarité

    Reçu via la liste Snesup :

    QUI SIGNERA LE PLAN DE RESORPTION DE LA PRECARITE PROPOSE PAR LE GOUVERNEMENT ?
    La CGT, FO, l Unsa, la CFTC, la CFDT et la CGC ont déclaré qu elles allaient signer,
    jeudi 31 Mars, le projet du gouvernement sur la précarité dans la fonction publique.
    http://www.acteurspublics.com/article/29-03-11/la-cfdt-fo-et-la-cftc-signeront-l-accord-sur-les-contractuels-0
    De son côté, Solidaires dénonce un « vrai-faux plan de titularisation ».
    La FSU a rejeté l accord.
    Le SNESUP (qui fait partie de la FSU) s est prononcé en son sein contre la signature de ce protocole. Mais au sein de la fédération (FSU seule représentée dans les négociations avec le ministère) le vote a été le suivant :
    - 27 pour la signature (58.7%),
    - 17 contre  la signature (37%)
    - 2 abstentions
    - 6 NPPV
    Et même si le vote était majoritairement pour la signature, les statuts de la FSU imposent une majorité à 70% (non atteinte ici).
    La FSU ne signera donc pas l accord aujourd hui.

    POUR UN VRAI PLAN DE RESORPTION DE LA PRECARITE

    Avec l explosion de l emploi contractuel dans les trois volets de la fonction publique et les conditions de grande précarité dans lesquelles se trouvent les agents non titulaires, des centaines de milliers de collègues victimes de cette politique attendent des mesures radicales de nature à mettre enfin un terme à ce scandale. Le protocole d accord en vue de l « accès à l emploi titulaire » et de l « amélioration des conditions d emploi » que le ministère soumet à la signature des organisations syndicales le 31 mars 2011 ne répond pas à leurs attentes. Malgré des avancées lors de la négociation pour certains personnels, la FSU n a pas obtenu la majorité requise pour signer cet accord. C est la position de refus de signature que le SNESUP a portée.
    Ce texte s inscrit dans une politique globale de réduction des dépenses liées à l emploi public (RGPP, loi mobilité?) qui discrédite d emblée la prétendue volonté du gouvernement de résorber la précarité. Les titularisations prévues pendant 4 ans représenteront, selon les calculs mêmes du ministère, une proportion infime des personnes concernées (environ 5 %). Ni mesure pour 2011, ni plan ne sont annoncés. Loin d arrêter le recours aux formes précaires d emplois, ce texte ne propose que des « clarifications du cadre juridique » et diverses mesures non contraignantes de moralisation des politiques de recrutement, plutôt de nature à justifier et à renforcer le recours accru au contrat, notamment au CDI, au détriment de l emploi de fonctionnaires.
    L enseignement supérieur, avec les possibilités d embauche de contractuels permises par la loi LRU, les appels d offre (ANR, Grand Emprunt, etc.) et la mise en oeuvre de la RGPP dans l enseignement supérieur et la recherche, apparaît précurseur des attaques qui vont se généraliser à l ensemble de la fonction publique. Dans les conditions d accélération de la précarité que nous connaissons, l accord proposé, qui figerait les négociations pour plusieurs années, aurait des conséquences graves sur l emploi public. Le SNESUP appelle l ensemble des personnels titulaires et contractuels à se mobiliser pour exiger un vrai plan de résorption de la précarité et de titularisation appuyé sur un plan pluriannuel de création de postes de titulaires de toutes catégories.


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